Exposition de rentrée : Patricia Broothaers, Vero Vandegh & Geneviève Van der Wielen.
Geneviève Van der Wielen est une artiste peintre belge née à Verviers en 1954. Elle étudie à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège dont elle sort diplômée en 1975. En 1978 elle reçoit la Bourse Darchis ; la lauréate séjourne trois mois à Rome et à Venise.
Artiste figurative, Geneviève Van der Wielen développe une œuvre picturale où le dessin occupe une place essentielle et structurante dans ses compositions. Son univers, mystérieux, voire ambigu, se déploie dans des scènes épousant l’irrévérence où se mêlent ironie, tension et symbolisme.
Des personnages aux attitudes suggestives, des corps en mouvement et des situations insolites sont autant d’éléments constitutifs de la peinture de l’artiste. Explorant les frontières du tabou, du désir et des non-dits, cette œuvre nous dépeint une humanité.
Un ensemble d’individus et d’individualités qui dénoncent, tout en se moquant, et qui vivent de pur instinct et de désir chaque jour qui leur est donné.
EXPOSITION PERSONNELLE DU 10/05 AU 09/06/2024
Geneviève Van der Wielen met en scène au travers de ses toiles un univers à la singularité intime, où féminité et images populaires s’entremêlent en une danse de traits et de visions surréelles. Provocatrice, souvent ambigüe, voire irrévérencieuse, l’œuvre de Geneviève Van der Wielen se gausse des normes trop arides et des non-dits étouffants. Une expressivité audacieuse surgit alors de chacun de ses personnages ; ces femmes de pigments raillent le regard du spectateur, peu touchées de ses opinions et jugements. Miroirs à la franchise de nudité, c’est avec suggestion et bienveillance que ces œuvres témoignent de nos zones d’ombre trop longtemps délaissées. Humanistes, ces dernières réinsèrent chaque fragment du « nous » dans un tout, celui du soi, qu’il nous faut maintenant réapprécier à sa juste valeur.
Geneviève Van der Wielen, artiste peintre née à Verviers le 3 février 1954.
Elle fait ses études à Liège à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de 1972 à 1975, et obtient la Bourse Darchis en 1978.
Une artiste liégeoise, au talent assurément original, qui pratique de manière fort personnelle diverses techniques : huile – acrylique – pastel – dessin ainsi que le monotype linéaire en noir et blanc qui dit-elle, donne au dessin beaucoup de souplesse et de douceur.
Voilà une belle et grande artiste. Ce qui frappe dans ses tableaux, c’est la force de suggestion des structures, l’homogénéité du style. Il n’y a pas de temps mort, pas diminuendo…
Tout est constamment soutenu par la puissance d’un trait qui ne faiblit jamais, un trait qui épouse avec la même vigueur courbes, angles, géométrie savante des formes. Bref, une sorte de densité tactile et plastique, ce qui pour moi, personnellement, fait passer parfois au second plan le sens profond, l’aura symbolique de cette création. Sens et aura qui, je le sais, sont parfois évidemment fondamentaux. Jacques Stiennon
C’est l’évidence : cette peinture-là est indifférente au tintamarre de l’actualité.
Elle va paisiblement à contre-courant de la mode, des écoles, de notre quotidienneté hâtive.
Et même à contre-courant du monde raisonnable. Elle témoigne. En même temps, elle reste «un mystère
en soi car elle dit mieux que nous ce que nous songions (et ce que nous ne songions pas) à dire» ! Ce que Gabriel Germain a écrit de la création artistique en général : mieux dire ce à quoi l’on songe et, même, ce à quoi on n’avait pas songé, s’applique en effet très bien à l’œuvre de Geneviève van der Wielen : nouveauté, étrangeté, cohérence.
Cette peinture-là est donc une proposition à lire lentement. À méditer.
Car elle est un obstacle qui fait trébucher notre raison raisonnante, qui trouble nos limites. Voilà son vrai scandale.
Michel Hubin