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Lille Art Up! – Du 12 au 15 mars 2026

Venez découvrir les œuvres de l’artiste franco-argentin Pablo Flaiszman, au Lille Grand Palais, dans le cadre de l’édition 2026 de la foire Lille Art Up. Dates de l’événement : du 12 au 15 mars. Plus d’informations sur l’événement : Lille Art Up 2026 !

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Exposition Pablo Flaiszman & Lieven Demunter, du 21 mars au 19 avril 2026.

Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition Pablo Flaiszman et Lieven Demunter, le samedi 21 mars 2026 de 14h00 à 18h30 à notre galerie de Liège : 12 rue Saint-Rémy.

Exposition accessible du 21/03 au 29/04/2026.

 

Last works : 
Né en 1970 à Buenos Aires, Pablo Flaiszman débute en 1990 sa formation artistique en Argentine. Dans le silence de ses gravures, se croisent les regards pudiques de personnages ayant élu résidence dans l’œuvre intime de l’artiste. On y décèle des moments de lueurs, des surfaces caressées par l’ombre et la lumière, des frémissements opaques de gris, où les encres plongent l’atmosphère en de taiseux havres d’intensité.
Dans sa dernière série de gravures, baptisée Short stories, les scènes domestiques représentées par l’artiste deviennent des lieux d’écoute, de débat ou de réconfort. Accoudés à une table, appuyés contre un dossier, ou simplement assis dans l’espace, les personnages de Pablo Flaiszman évoluent dans le brut du réel ; c’est une demeure où les humains se retrouvent pour se comprendre, pour colorer leur existence du regard de l’autre.
C’est une humanité de tous les jours que montre l’artiste, sa plasticité face à ce qui effleure notre sensibilité et fait grandir notre pensée. Peut-être que Pablo Flaiszman cherche ici l’équilibre subtil entre ouverture et intégrité, un dialogue au lent mutisme, ou un fragile moment où l’anecdotique du présent se densifie en une vertigineuse dramaturgie.

 

Texts

Né en 1970 à Buenos Aires et ayant débuté en 1990 sa formation artistique en Argentine, Pablo FLAISZMAN étudie et apprend la peinture auprès de Luisa Reisner. Alfredo de Vincenzo l’initiera quant à lui à la gravure en 1997. Sa recherche artistique le mènera jusqu’à Paris où il possède son atelier depuis 2015. L’œuvre de Flaiszman est un espace laissé au questionnement ; dans ses gravures, se joue une coexistence entre l’artiste et son extériorité. Ces fruits, et objets du quotidien, proches mais aux essences lointaines, se déploient et négocient avec l’espace leur existence propre. En toile de fond, se détachent, dans la personne de l’artiste, la netteté d’un regard, la sincérité d’une sensation. L’art de Flaiszman est un art de la confrontation aux couleurs d’un mutisme introspectif ; confrontation entre le premier plan et le fond, l’objet et la figure humaine, ainsi qu’entre la présence discrète du créateur et l’intense impersonnalité de son modèle. C’est un regard nouveau qui est tissé en deux entités interdépendantes et c’est par le questionnement que l’objet acquiert son nouveau statut ; comme s’il était dévêtu de son aura familière et que l’artiste en attendait maintenant les commentaires secrets. En une confusion de genre généralisée, l’œuvre brouille son sujet, le suggère sans l’exposer. Portrait ou nature morte, seule semble subsister réellement la perspective profonde d’un regard humain. Une mise en relief du lien ténu que nous exerçons sur tout ce qui nous entoure, comme autant de ponts existentiels que nous bâtissons entre nos trajectoires de vie, et la surface inerte de ce qui, d’une certaine manière, vient à nous échapper. Ainsi, Flaiszman propose une relecture de l’Être à la lumière d’une existence sans présence ; comme si résidait dans le dépouillement de la matière, la clarté ineffable d’une leçon de vie.

Pierre Hubeaux – Colon

 

Dans le clair-obscur de nos souvenirs se sont cristallisées des images dont il arrive que nous ne puissions retrouver l’origine, ni le sens, des images dont on vient à douter qu’elles restituent des moments de notre existence qui se sont effectivement produits. Là, dans les tiroirs sans fond de notre mémoire, des bribes de vie, des moments qu’il n’est pas possible de dater, des instantanés sans clefs, des flashs pleins de silences et de sous-entendus, surnagent obstinément dans une lumière d’outre-tombe baignée de reflets inattendus. Univers si proche et si lointain à la fois.

Les gravures de Pablo Flaiszman, fortes de leur mystère, de leur refus de nous livrer sur-le-champ leurs ressorts intimes, me font songer à ces réminiscences d’instants perdus, que le cerveau a conservé avec obstination pendant des années, mais que nulle légende ne vient accompagner, préciser, décrypter…

Plus que par de subtiles hypothèses, ou de toujours hasardeuses explications, les œuvres de Pablo Flaiszman se respirent comme on s’enivre d’un parfum subtil, que l’on cherche à toutes fins à conserver par-devers soi, et dont on a peur qu’il nous échappe. Il y a là dans ce travail impossible à résumer en une phrase, la solitude, l’étrangeté d’un monde quotidien, l’absence, autant de sentiments dont les effluves nous émoustillent les neurones et nous font accéder quelques instants à la connaissance d’un monde – le nôtre, l’actuel – qui ne se peut d’ordinaire appréhender que par bribes, et fugacement…

MIROIR DE L’ART