About

Ils cheminaient seuls, ou en cohortes silencieuses, accompagnés parfois de musiques rituelles.

Ils étaient les passeurs de livres, les passeurs de vie, les garants de pensées fragiles.

Leurs silhouettes efflanquées, leurs longues jambes au bord de la rupture, leurs dos ployés, portaient les savoirs millénaires qu’ils protégeaient des autodafés coutumiers.

Les livres, parfois, comme des ailes surgies dans leur dos, les entrainaient dans des espaces parallèles,
Où leur culture pouvait s’enraciner, ou mourir.

Graines minuscules transportées dans des parchemins érodés, savoirs murmurés, 
Qu’ils avaient transportés jusqu’à bout de souffle.

Ils prenaient le risque de disparaître sans descendance.

Parfois, ils rejoignaient les bateliers migrants, seuls dans leurs barques déjà chavirées, vidés de leurs espoirs,
Où ils venaient déposer les pages sauvées des eaux, du feu,
Du désastre.

Migration. Les mots sauvés, protégés, donneront parfois des fleurs et des fruits métissés dans des lieux improbables, entre ciel et mer.
Martine Papiernik

Marc Perez nait à Tunis en 1955.
Son père, Charles Perez, issu d’une famille juive tunisienne, y est biologiste.
Sa mère, Lionella Levy, descend d’une famille livournaise.
Il vit et travaille à Paris.

 

Exhibition

January 9, 2016 to February 7, 2016